mardi 9 novembre 2010

Bienvenue chez Randy Washmatic

Il aura fallu du temps... Bien plus que prévu; pour retrouver la confiance nécessaire à une telle entreprise.
Lorsqu'en Septembre 2000, l'aventure Nelly Olleson s'arrête, je pense que tout est bel et bien fini. Définitif.
Des années plus tard, je me rends compte que je n'avais pas fait le bon choix... Le rapport particulier que j'entretenais avec ma voix me manque à un point tel que je finis par avoir des ennuis de santé.
Je ne fais pas le lien tout de suite... Pourtant, petit à petit, une conclusion s'impose : chanter m'est vital.
Pendant quelques temps, je songe à réactiver "Nelly Olleson"...mais cela n'a plus beaucoup de sens... Très vite, une nouvelle identité prend le pas. Le nom de Randy Washmatic fait partie de mon inconscient. Il s'agit d'un salon lavoir devant lequel je passe plusieurs fois par semaine depuis des années.
"Passez notre amour à la machine..." chante Alain Souchon; un des plus grands chansonniers moderne. L'idée est séduisante.
En dix ans, j'ai continué à écrire. Beaucoup de textes. Très peu de chansons. J'avais ce projet un peu flou de travailler sur base de samples glanés çà et là dans ma bibliothèque musicale pléthorique... J'en ai collectionné pas mal...mais, jusqu'ici pas de déclic...
Celui ci est venu en deux temps. En janvier 2009, je réponds à une invitation lancée par mon ami Daniel Vincke. Sur la scène du Café de la Maison du Peuple à St Gilles, nous interprétons ensemble une poignée de chansons. Je réalise alors à quel point ce plaisir m'a manqué. Le lendemain, j'apprends la mort de Bashung. Coïncidence troublante, quelques heures auparavant, je faisais les choeurs sur "Madame Rêve"...
Pour ce mini-récital, j'adapte, en français, la chanson "River Man" de Nick Drake. Je ne me sens pas encore assez confiant pour me lancer dans l'écriture mélodique. Et puis, à l'époque, je n'ai pas le matériel nécessaire... Mais je reprends soudain goût à tout ça.
Daniel a fini par me convaincre : il faut que j'y retourne !
Mais je dois le faire seul.
Le deuxième déclic arrive de manière assez inattendue. Fin 2009, je vais à une soirée anniversaire en compagnie d'un couple d'amis qui me parlent d'une chanson qu'on commence à entendre un peu partout sur les ondes. La chanson c'est "Alors on Danse" de Stromae.
Sans le savoir Emilios et Bernie vont être l'étincelle. Pourtant, ce n'était pas gagné... A la première écoute de cette chanson, j'éprouve une réaction de rejet immédiat. Le matraquage médiatique n'arrange rien... Et puis, un soir, surfant mollement sur Youtube, je découvre les "Leçons de Musique de Stromae"... et je reconsidère le cas de Paul Van Haver...
Et je me dis, s'il peut le faire, moi aussi.
Je ressors mon clavier midi et je commence à bidouiller deux ou trois instrumentaux sur lesquels je plaque une sélection de samples triés sur le volet.
Ca tient la route.
Le vrai miracle se produit en juin, lorsque je me rends compte que 5 de ces instrumentaux collent parfaitement avec un chapelet de textes écrits entre 1999 et 2009. Ces textes ont un point commun : ils parlent tous de la désorientation.
Le projet "Poisson Pirate" se met enfin en branle.
L'étape la plus cruciale est celle où, pour la première fois, je décide de poser ma voix sur ces morceaux tout neufs... Il me faudra du temps avant d'accepter ce que j'entends... Je trouve ma voix un peu trop connotée. Estampillée "Chanson". Les prises chant sont douloureuses au début... il me faut retrouver la maîtrise.
Aujourd'hui, je suis satisfait des 6 titres qui figurent sur mon premier e.p.
Je me sens enfin à l'aise pour vous les proposer.
"Voyageur e.p." est effectivement l'histoire de ce voyage intérieur qui me ramène à vous. J'ai décidé de ne pas me mettre trop de pression. Il s'agissait avant tout de reprendre confiance et de reprendre contact. J'aimerais que ces chansons aient une belle vie...mais je ne veux pas tomber dans le piège du temps perdu qu'il faudrait rattraper à tout prix... C'est sûr, il y aura une suite (prévue entre le printemps et l'été prochain). J'éprouve aussi le désir de remonter sur scène. Mais je veux le faire en toute liberté de temps et de moyens.
Je tenais d'ores et déjà à vous remercier de votre fidelité.

1 commentaire:

  1. Si on était sur Facebook, je dirais "j'aime"... Mais difficile d'y préciser l'intensité ressentie en te lisant. Je me sens comme un spectateur à distance de ton cheminement et en même temps tellement proche par certaines similitudes avec ma "quarantaine héroïque" ;-)
    Donc : j'aime j'aime j'aime !!!
    Je t'embrasse
    Claude (l'autre)

    RépondreSupprimer

De La Joie (Lyrics Vid)